Compte-rendu de consultation psychologique avant l'opération
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Compte-rendu de consultation psychologique avant l'opération
Consultation psychologique pour les membres souffrant d'anxiété préopératoire. La séance a été archivée conformément au protocole standard. (Les informations du patient ont été anonymisées pour garantir la confidentialité.) Voici le compte rendu de la consultation : Exosouhait : Gloire au Maître de l'Allégresse ! Tout le monde passe une journée joyeuse aujourd'hui ? Membre A : Je... Je suis si heureux. (mal à l'aise, agité) Exosouhait : Non, tu n'es pas heureux. Si tu l'étais, tu ne serais pas ici en ce moment. Aujourd'hui, je ne te parle pas en tant que présidente de la Société des sourires. Vois-moi plutôt comme une simple amie, quelqu'un à qui tu peux te confier sur ce qui te tracasse. Membre A : Dame Exosouhait... je dois avouer que sans tous les membres de la Société des sourires, le jour de mon licenciement, je n'aurais pas pu continuer... Mais grâce à vos encouragements, j'ai trouvé un nouveau travail et une nouvelle famille. Je pense qu'au lieu de me précipiter vers l'opération, je devrais réessayer de trouver le bonheur par mes propres moyens. Exosouhait : Tu as tout à fait raison. La Société n'est pas la CPI. Nous ne forcerions jamais nos membres à faire quoi que ce soit. Aujourd'hui, c'est juste une petite discussion entre amis, alors détends-toi. Parlons simplement de la vie, d'accord ? Comment ça se passe au travail ces derniers temps ? Tu t'entends bien avec tes collègues ? Tout le monde est heureux ? Membre A : ... Oui, tout le monde est très heureux et déborde d'énergie tous les jours, et c'est grâce à ton aide. Mais parfois, j'ai l'impression qu'on vient de deux mondes différents. Quand je suis épuisé et que j'ai juste envie de souffler, il me suffit de les regarder et... c'est comme si je faisais quelque chose d'interdit. Exosouhait : J'ai vécu la même chose dans les jours qui ont suivi la fin des Jeux Sanglants. Tout le monde était tellement gentil, mais plus j'acceptais d'aide, plus je me sentais coupable. J'avais peur que s'ils voyaient ne serait-ce qu'une lueur d'inquiétude sur mon visage, ça les blesse aussi. Si je pleurais, j'avais peur que ça les rende tristes. Mais ça n'a fait que renforcer ma solitude, me faire penser que ce malheur était en soi une sorte de péché originel. Membre A : Oui, je te comprends tout à fait ! C'est comme une ambiance qui plane sur tout Planarcadia. Que ce soit à l'entreprise, dans la rue ou en ligne... voir tout le monde rire et s'éclater me donne toujours l'impression que je devrais me joindre à eux, mais... Exosouhait : Ne te blâme pas. La recherche du bonheur est dans la nature humaine. Si tu aspires à ce monde de bonheur, c'est précisément parce que tu n'es pas assez heureux. Tu as confondu cette aspiration avec de l'aliénation. Imagine : tout le monde rit, mais tu es le seul en larmes. Ta femme et tes enfants discutent et sourient, mais tu n'arrives qu'à soupirer. Voudrais-tu t'éloigner d'eux ? Ou préférerais-tu t'imprégner de cette atmosphère de bonheur, rester à leurs côtés et partager leur rire ? Le bonheur est un don divin, il n'y a pas à en avoir honte. Au fond, résistes-tu vraiment à la chirurgie du bonheur ? Tu n'as simplement pas encore reconnu ta vraie nature. Dis-moi, qu'est-ce que tu désires réellement ? Membre A : Je veux... les rejoindre. Je veux être heureux.
